Senior economie

La résidences seniors et les plus de 50 ans

Être le plus longtemps indépendant, actif dans un cadre adapté, sécurisé,  et non médicalisé : telle est la devise d’une nouvelle génération qui réfléchit à la question dès le cap de la cinquantaine passé. Le résultat d’une enquête Ipsos réalisée pour Happy Senior – les résidences innovantes pour les Seniors autonomes du groupe Duval-  permet de mieux comprendre les attentes et les craintes des plus de 50 ans.


Nos seniors sont de plus en plus confiants dans leur capacité à profiter pleinement de la vie tant qu’ils sont en bonne santé. Le sentiment d’être «vieux» la soixantaine derrière soi n’est plus une fatalité en 2018. L’austère maison de retraite n’est plus la dernière étape de vie envisagée à cet âge. Il existe bien pour eux d’autres solutions adaptées qui permettent de répondre à cet allongement de l’espérance de vie et à ce dynamisme affiché et assumé d’une génération bien Ldifférente de la précédente. Un phénomène appelé à se développer : les besoins, les demandes et les attentes dans ce domaine évolueront, eux aussi considérablement à l’avenir. Et fait nouveau,  on anticipe de plus en plus tôt cette période de la vie à venir. Un chiffre est particulièrement marquant : 94% des 50 ans sont déjà sensibilisés par le sujet ! Et contrairement aux idées reçues, cette démarche est avant tout entreprise davantage pour soi – 79%-, que pour un proche -60%- ou un parent – 57% !- L’avenir se prépare dès la cinquantaine, de la même manière qu’une retraite se constitue tout au long d’une existence. Résultat : 59% des 50 ans s’imaginent déjà dans ce type de résidence un jour.

 

Bien informés, et sensibilisés, les plus de 50 ans font parfaitement la différence entre ce type de résidences innovantes et un Ehpad synonyme de fin de vie. Il y a bien une autre transition de vie possible avant une maison de retraite médicalisée ! Ils sont 61% à penser que ces résidences nouvelles générations offrent la possibilité de s’installer dans un logement individuel  – Studio, T2, ou T3- de qualité, qui est connecté aux réalités modernes de notre société, sécurisé, et implanté dans un environnement propice à un épanouissement personnel. A 51%, ces locataires souhaitent rester autonomes. La peur de perdre leur autonomie est du reste leur plus grande crainte de la moitié des personnes sondées. La recherche d’un lien social reste une démarche importante, mais 72% des sondés veulent avant tout s’installer dans un lieu agréable, convivial, fonctionnel adapté à leurs nouveaux besoins où ils peuvent continuer à rester actifs s’ils le souhaitent.  28% ont l’impression de pouvoir bénéficier des mêmes services offerts par un hôtel ou de retrouver l’esprit d’un club de vacances. 25% espèrent par ce biais conserver un lien social actif. On le voit, on y séjourne avant tout pour y être autonome même si on l’assurance de trouver des équipes compétentes, et de pouvoir former une communauté.

 

Seul bémol pour ces seniors, le prix élevé souvent associé dans les esprits à ces nouvelles résidences et la peur de ne pas arriver à les financer sans prendre la décision de vendre un bien, et/ou d’entamer parfois une partie de l’héritage familial. Un tiers des personnes interrogées déclare craindre une baisse de leurs capacités financières ( 36%). Ce frein financier est encore important pour 71% des sondés. 48% se demandent comment pouvoir payer chaque mois. 38% sont prêts à vendre leur maison, et 24 % à piocher dans leur retraite. Mais là encore, Happy Senior innove en proposant différentes formules pensées en lien avec des institutions financières compétentes. Une réponse personnalisée peut être mise en place en fonction des biens et des revenus de chaque pensionnaire.

Ces nouvelles résidences ont tout pour séduire. Mais seuls 8% des sondés à ce jour connaissent  une personne qui vit dans ce type de résidence senior. Un % qui devrait grimper en flèche dans les années à venir pour le plus grand bien être des plus de 50 ans qui y sont déjà bien préparés !

 

Ps : Cette enquête a été menée auprès d’un échantillon de 2 005 personnes, dont a été extrait un échantillon de 947 personnes, représentatif de la population française âgée de 50 ans et plus. Les interviews ont été réalisées par questionnaire auto-administré en ligne du 13 au 15 juin 2018.

Interview : Marc Lebreton – Directeur-Général et fondateur de Happy Senior

 

«Le frein économique ne doit pas en en être un !»

Après Castres, vous venez d’ouvrir une deuxième résidence seniors à Lille Capinghem.  

Quels sont les principaux enseignements que vous tirez de cette étude Ipsos ?

«Ils sont conformes à nos prévisions et à nos convictions. La résidence Senior en 2018 est un produit connu par le grand public, on ne la confond plus avec un Ehpad. Je suis impressionné de voir à quelle vitesse ce résultat a été obtenu. Il y a cinq ans personne ne savait ce qu’était ce type de résidence. Aujourd’hui, cette offre est reconnue en tant que telle par les seniors et leurs proches. Le deuxième enseignement à retenir de cette étude, est clairement d’ordre économique. Il apparait que le financement peut être le frein principal pour les seniors. Nous le pressentions très fortement depuis le départ, ce qui nous conforte dans notre stratégie de les accompagner dans ce domaine.»

De quelle manière vous y prenez vous ?

« Nous y travaillons activement depuis quatre ans avec différents partenaires, tous spécialistes. Nous avons la volonté d’ouvrir nos résidences à un nombre le plus large possible. Nous souhaitons pouvoir toucher des gens qui ont des retraites pas forcément importantes  mais qui ont un patrimoine. Nous leur proposons des solutions pour gérer ce patrimoine ou la transmission de ce patrimoine et leur permettre de rejoindre ainsi nos résidences, pouvoir y séjourner longuement en ayant généré un revenu récurrent à partir de ce patrimoine sans trop ponctionner leurs retraites. L’objectif est d’aider ces seniors à  continuer à aller au restaurant, à utiliser nos services d’aides à la personne et qu’ils puissent maintenir des activités à l’extérieur. Dans la mesure où 80% de la population française est propriétaire de son logement à 75 ans, il y a un vrai sujet de société autour de la transmission et de la valorisation du patrimoine. Nos offres d’accompagnements sont adaptées. Nous sommes pionniers dans ce domaine. C’est un vrai plus aussi de notre offre.»

-Comment vont vivre les seniors de la génération 68 ?

«C’est le sujet du moment que tout le monde anticipe : l’arrivée des seniors «baby boomers !» Objectivement, ils ne sont pas encore là  ! Mais on sent qu’ils arrivent. L’attente des seniors d’aujourd’hui est différente. Ils souhaitent des services avec une vraie valeur ajoutée. Le modèle historique d’une co-propriété de seniors est aujourd’hui dépassé. Les gens recherchent des résidences modernes, vivantes, ouvertes sur le monde, connectées avec leurs familles, leurs amis. Ces fameux «papys baby boomers» auront des attentes et des exigences beaucoup plus importantes ! A nous de ne pas les décevoir.»

Quelle est la stratégie de Happy Senior pour 2018-2019. Où allez vous continuer à vous développer en France ?
« Une troisième résidence ouvrira bientôt à Valenciennes, puis à Marseille. Notre stratégie est de développer 5 à 6 résidences par an grâce au groupe Duval qui a une capacité de réalisation importante. Nous avons pour vocation à nous déployer partout en France dans les agglomérations,  ou communauté d’agglomérations de plus de 100 000 habitants avec la conviction que l’aspect l’humain est tout aussi important que l’immobilier. Les seniors recherchent des lieux bien placés et au coeur des villes. Nous y serons.»

les chiffres clés

94%

des 50 ans sont déjà sensibilisés par le sujet

59%

des 50 ans s’imaginent déjà dans ce type de résidence un jour.

51%

de ces locataires souhaitent rester autonomes.

36%

craignent une baisse de leur pouvoir d’achat.

Pour 61% des plus de 50 ans, ces résidences nouvelles génération offrent la possibilité de s’installer dans un logement individuel.

59%

des 50 ans s’imaginent déjà dans ce type de résidence un jour.

En 2018, cette démarche est entreprise à 79% pour soi, 60% pour un proche, et 57% pour un parent.